Le Cerib teste pour la Nouvelle-Calédonie

22 mars 2017

Dans le cadre de ses études sur l’utilisation des coproduits industriels dans le béton, le Cerib a été sollicité par une entreprise de Nouvelle-Calédonie, la Société Le Nickel SLN, pour étudier la faisabilité de valorisation des scories de ferronickel dans le matériau béton.

Ferronickel et scories de ferronickel

La Société Le Nickel (SLN) en Nouvelle-Calédonie a renforcé sa place de premier producteur mondial de ferronickel. Le ferronickel est obtenu par fusion du minerai latérique (Garnérite) puis en affinant le métal de première fusion par une série d’opérations qui le débarrassent de ses impuretés. Le ferronickel est livré sous forme de grenailles et il est principalement utilisé par les producteurs d’acier inox.

Cette production de nickel en Nouvelle-Calédonie engendre des tonnages importants de scories, actuellement entreposés sur un parc de stockage à l’air libre (stock supérieur à 30 millions de tonnes).

Scories de ferronickelImage des scories prise au microscope optique (source : SGS Australia)

 

Les scories de ferronickel correspondent aux coproduits de fusion issus des opérations de traitement du nickel et récupérés après trempe dans l’eau de mer (granulation). Elles se distinguent du minéral métallique par leur différence de densité (surnageant).

 

L’étude du Cerib

Dans le cadre de cette étude, sous forme de prestation privée pour la Société SLN de Nouvelle-Calédonie, les équipes de la Direction Matériaux et Technologie du Béton du Cerib ont travaillé sur la caractérisation physico-chimique des scories de ferronickel (en se basant sur la norme NF EN 12 620 « Granulats pour béton », ainsi que sur l’optimisation de leur incorporation en tant que sable dans le matériau béton.

Le Cerib a également analysé des échantillons de béton (observations au Microscope Électronique à Balayage, diffusion des chlorures) provenant d’acropodes, âgés de plusieurs décennies, dans le but d’étudier leur durabilité.
En parallèle, le Cerib est en lien avec des universités australiennes (Curtin University & UNSW) qui travaillent également sur le sujet avec le SLN;

Découvrez la synthèse de l’étude du SLN > ICI

Cette étude en collaboration avec la Société SLN se poursuit en 2017 afin d’évaluer l’influence de la présence de scories de ferronickel au sein du béton en étudiant la durabilité de ce dernier.

Découvrez l’intervention de Marjorie Petitpain, Ingénieur au Pôle Matériaux du Cerib (à la minute 2’45 du film)